A19 - Les décanteurs-digesteurs et les bacs dégraisseurs


NB : Cette fiche complète la fiche A 17 « Les divers moyens de traitement écologique des effluents » et remplace la fiche A 4 « Les bacs dégraisseurs (...)

NB : Cette fiche complète la fiche A 17 « Les divers moyens de traitement écologique des effluents » et remplace la fiche A 4 « Les bacs dégraisseurs ».

 1) De quoi s’agit-il ?

La réalisation de certains ouvrages d’assainissement, surtout collectifs ou semi-collectifs, nécessite de prétraiter les effluents en les débarrassant d’une partie de leurs impuretés solides et des huiles ou des graisses, lesquelles proviennent surtout des eaux de cuisine ou de vaisselle ou de traitements semi-industriels.

 2) Quand et pourquoi utiliser ces procédés ?

La présence de particules solides, d’huiles ou de graisses dans des effluents ne permettrait pas de les traiter de façon écologique dans de bonnes conditions.
Il s’avère donc nécessaire de prévoir de tels dispositifs en amont de mini réseaux d’assainissement ou de certains dispositifs de lagunage ou de traitement par filtration sur sable afin de protéger et de garantir une meilleure efficacité des installations/
Il est par ailleurs recommandé d’installer un petit bac de dégraissage en amont d’un puisard ou d’une fosse septique.

 3) En quoi consiste ces procédés ? Comment fonctionnent-ils ?

Les décanteurs-digesteurs et les bacs dégraisseurs sont des procédés complémentaires et d’ailleurs voisins de prétraitement des eaux usées, parfois d’ailleurs inclus dans un même dispositif.

Les décanteurs -digesteurs
Ce sont de grands récipients dans lesquels les eaux usées séjournent suffisamment longtemps pour que les impuretés solides qu’elles contiennent tombent au fond.
Dans certains types de décanteurs, comme le « Réacteur Imhoff », les eaux usées arrivent par le haut dans une chambre de décantation ayant la forme d’un entonnoir, d’où elles ressortent dans une chambre de digestion juste en-dessous où se déposent les boues des eaux ainsi décantées.

Les bacs dégraisseurs
De plus ou moins grande taille, ils sont généralement constitués de trois compartiments séparés de cloisons perforées dans leur partie inférieure destinés à réaliser successivement les trois opérations suivantes :

- la stabilisation et un pré-repos des effluents, dans un premier compartiment de petites dimensions où elles arrivent par un tuyau en T.
- la séparation des huiles et des graisses des effluents lesquelles remontent à la surface d’un second compartiment plus grand où elles flottent,
- la sortie par un dernier petit compartiment et un tuyau en T des eaux dégraissées et déchargées de particules, les quelles tombent au fond des compartiments du bac par pesanteur.
Précautions à prendre pour les bacs dégraisseurs :
Le temps de passage dans le compartiment de dégraissage doit être suffisant (au moins 20 à 30 minutes) pour obtenir une bonne séparation des huiles et des graisses, ce qui doit conduire à dimensionner suffisamment ce compartiment en tenant particulièrement compte du volume des effluents à traiter.

 4) Principaux avantages et inconvénients

a) Avantages

- Simplicité des procédés
- Coût négligeable d’exploitation.
- Durée de vie importante de 15 à 20 ans.
- faible encombrement.

b) Inconvénients

- Traitement trop partiel des effluents, ce qui nécessite de le relier à un autre moyen de traitement (filtre à sable,
fosse septique, lagune…).
- Coût assez faible mais cependant non négligeable.
- Nécessité de construction par un artisan compétent, mais qui peut être local.

 5) Coût

- Coût d’investissement : de 45 à 90 € selon nature et dimensions.
- Coût de fonctionnement : négligeable.

 6) Où trouver davantage d’informations - Bibliographie ?

Très peu de documentation disponible en français.
En anglais, possibilité de consulter (pages 22 à 24) l’ouvrage publié par l’EAWAG (Suisse) « Greywater management in low and middle-income countries » de A. Morel et S. Diener.

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